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Renforcer la protection du franchisé : un colloque réussi |
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Renforcer l'information préalable, abandonner les clauses de
non-concurrence, limiter le droit d'agrément du franchiseur en fin de
contrat : telles sont les principales conclusions du colloque « La
protection du franchisé au début du 21ème siècle », organisé
par le cabinet BSM et le Centre René Demogue, et soutenu par le Cidef et
l'association Chiffre et Droit.
Ce colloque, qui s'est déroulé le mardi 1er avril
2008, a connu un franc succès. Une centaine de personnes, avocats, praticiens
d'entreprise, conseils en franchise, se sont retrouvées pour écouter des
intervenants de qualité : Monique Ben Soussen, Véronique Sélinsky, Jean
Bauchard, Henry Moyroussef, Emmanuel Raynaud, Nicolas Dissaux, Didier Ferrier,
Romain Loir, Françoise Auque, Martine Béhar-Touchais, Hubert Bensoussan, Stijn
Claeys, Horst Becker,
Pour le courant libéral, largement représenté dans ce
colloque, trop de protection tuerait la
protection, et protéger le franchisé reviendrait à ... désavantager le candidat,
suivant le raisonnement selon lequel la protection du salarié serait le frein
principal aux embauches de chômeurs.
Cette argumentation libérale est évidemment bienvenue pour
les franchiseurs. Mais contrairement à ce que laisse entendre cette théorie du
« laissez-faire, laissez aller », tout ne va pas pour le mieux dans
le royaume de la franchise. En particulier en termes d'information préalable et
de sortie du contrat.
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Grandes manœuvres autour du commerce |
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On en parle depuis des mois. Le rapport Attali en a délivré
les prémisses. Le Credoc de Robert Rochefort a distillé un rapport.
Aujourd'hui, la Loi de Modernisation de l'Economie est en cours, elle devrait
être bouclée en mai (le pas de charge est une caractéristique du gouvernement
actuel). Elle interpelle au premier chef le commerce, les commerçants, et les
franchisés.
Les principaux sujets à l'ordre du jour concernent
l'urbanisme commercial et le régime des soldes. L'ouverture du dimanche est
également d'actualité, bien que ce sujet soit traité à part par le
gouvernement.
Sous prétexte de lutte contre la hausse des prix et de libre
concurrence, le rapport Attali a fait la part belle à la grande distribution.
La libéralisation à tout crin, en matière d'ouverture dominicale comme de
création de nouvelles surfaces commerciales, c'est la mort annoncé du petit
commerce, du commerce de centre ville et de quartier. C'est pourquoi de
nombreuses organisations s'y opposent et demandent une modulation des mesures.
C'est le cas de l'Union Nationale des Syndicats de
Détaillants en Fruits et Légumes(UNFD), qui est à l'initiative d'un « Groupe
d'Etudes Parlementaire sur le commerce de proximité et le commerce non
sédentaire », présidé par le député ddes Bouches du Rhône Bernard Reynès, et
comprenant 80 parlementaires de tous bords. Cette démarche qui vise à défendre
les intérêts des commerçants de proximité face à la grande distribution, est
activement soutenue par le Cidef.
Procos (Fédération regroupant la plupart des grandes
enseignes), la CGPME, la Fédération Nationale du Centre Ville, et d'autres
organisations professionnelles ont, elles aussi, réagi au rapport Attali et
apporté leurs propositions visant à permettre au commerce de centre ville et de
quartier de lutter à armes moins inégales avec la grande distribution, dans le
respect bien compris de l'intérêt du consommateur.
C'est ainsi que Procos a été à l'initiative de la refonte de l'Indice à
partir duquel sont révisés les loyers commerciaux et milite activement pour que
vive le commerce de centre ville.. L'Amicale parlementaire de la CGPME vient de
publier un socle de propositions,
allant largement au-delà de la problématique de l'urbanisme commercial et de
l'ouverture dominicale. De son côté la FNCV a réagi au rapport
du Credoc dans une lettre à
Christine Boutin marquée au coin du bon sens.
Le Cidef soutient sans réserve l'action de l'UNFD et celle
des autres organismes engagés dans le même combat. L'activité commerciale ne se
résume pas en effet à la grande distribution, et ce, d'autant moins que grandit
le nombre de consommateurs du 4ème âge, auxquels les hypermarchés ne
sont guère adaptés ! Le commerce de proximité est une nécessité sociale,
économique, environnementale et culturelle. Il est le seul à proposer un
service substantiel au consommateur, et s'inscrit on ne peut mieux dans une
logique de développement durable. Il doit donc être soutenu. Non seulement en
évitant les mesures les plus ouvertement favorables aux grandes surfaces (généralisation de l'ouverture du dimanche,
levée de la réglementation sur l'urbanisme commerciale). Mais aussi, en
avançant des propositions positives en matière de financement, de fiscalité, de
meilleure utilisation des fonds publics tels que le Fisac...
Le chantier est ample. L'UNFD a décidé de s'y attaquer. Dans
son domaine strict, elle a déjà préparé plusieurs chantiers atttractifs, comme la création de kiosques à fruits sur
le modèle des kiosques à journaux. Mais elle voit plus large, plus ample. Elle
a décidé de s'associer à d'autres organisations pour construire un bouquet de
propositions favorables à l'ensemble des commerçants de centre ville et de
quartiers, aux commerçants de proximité, ceux par qui bat le pouls économique
et social de la ville.
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Le Cidef à l'écoute des franchisés |
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